Les Orageuses
Pour cette série de portraits, j’ai rencontré des femmes — non-danseuses — avec qui nous avons exploré les territoires flous de la somnolence habitée. Faire de l’état d’endormissement, un lieu de résistance et de reconquête intime. Un seuil entre conscience et inconscience, où une puissance intérieure peut se déployer.
Dans un dispositif de prises de vue répétitives, j’ai puisé dans mes outils chorégraphiques des savoir-faire tels que la visualisation mentale, la sophrologie, et l’hypnose afin d’éveiller des états d’être intimes, où la lucidité s’exprime les yeux mi-clos.
Ces portraits cherchent à révéler une intériorité féminine affranchie. Une force contenue, en suspens, comme la promesse d’un orage.
Elles s’appellent Les Orageuses. Et dans la lente bascule de leurs corps, elles affirment : Nous ne dormons plus. Nous sommes là. Pleines. Présentes. Prêtes.